Cinq jours de procès auront suffi à la justice grecque pour se prononcer sur le sort des 35 exilés arrêtés en juillet 2017 sur l’île de Lesbos. Ils étaient poursuivis pénalement pour des faits de violence et d’incendie volontaire lors d’une manifestation qui s’était déroulée au sein du camp de Moria. Trente d’entre eux auront passé quasiment un an en prison dans l’attente du procès.
Tant les conditions d’interpellation que la gravité des poursuites ont conduit nos associations à se rendre sur l’île de Chios en avril dernier afin d’observer le déroulement du procès au regard des standards européens attachés au droit fondamental à un procès équitable protégé par la Convention européenne des droits de l’Homme (Voir le communiqué de presse de la délégation d’observateurs du 18 avril 2018).
Le rapport publié ici a pour objet de présenter les violations de ce droit fondamental, dans toutes ses composantes, commises lors du procès, en particulier le droit à un interprète, le droit à être jugé dans un délai raisonnable et le droit à l’individualisation de la peine.
La version en français du rapport du comité d’observation est désormais disponible.