Pour la libération et la régularisation de Steve Nkenzo - RESF 69 - 3/11/2015

Steve Nkenzo, arrivé seul en France du Congo Brazzaville en août 2012 à l’âge de 16 ans et demi, ne doit pas être expulsé !

Inondons le Préfet de nos protestations comme nous l’avons fait cet été pour César, Ben et Ali !

 

Fax Préfecture : 04-78-60-49-38
dircab.pref69@rhone.pref.gouv.fr; pref-secretariat-prefet@rhone.gouv.fr;pref-sg-pref69@rhone.gouv.fr; michel.delpuech@rhone.pref.gouv.fr;xavier.inglebert@rhone.pref.gouv.fr

Convoqué 3 fois à la PAF après son arrivée, soumis aux tests osseux, Steve a franchi avec succès le barrage de la suspicion que la MEOMIE a tenté de mettre en place contre lui. Il a été pris en charge durant trois ans par l’Aide Sociale à l’Enfance, a suivi durant un an une pré formation et une formation en électromécanique qu’il a réussies à l’AFPA de Vénissieux. Après sa formation, l’entreprise PRODIAF de Saint-Priest a attendu durant 6 mois qu’il obtienne son autorisation de travailler pour pouvoir l’embaucher comme elle le souhaitait. Un contrat jeune majeur le protégeait jusqu’en août dernier. Steve a de plus reconstruit sa vie privée et familiale en France où il est fiancé à une jeune fille qui n’a pas envie de le perdre. Au contraire, Steve n’a plus personne au Congo Brazzaville. Son père est décédé durant la guerre de 1997 et il a n’a plus  de nouvelles de sa mère. Depuis la France, il a demandé à la Croix-Rouge de rechercher sa mère, mais les recherches n’ont donné aucun résultat.

 

La Préfecture n’a jamais voulu reconnaître la réalité de l’insertion de Steve en France. En septembre 2014, elle lui a délivré une première OQTF en lui refusant l’autorisation de travailler. 

 

Mercredi 21 octobre, très tôt le matin, Steve a été contrôlé à la Gare de la Part Dieu alors qu’il y était venu accompagner un de ses amis qui prenait le train. La Préfecture lui a délivré une nouvelle OQTF, cette fois sans délai, et il a été immédiatement enfermé au CRA Saint-Exupéry.  Le tribunal administratif a confirmé l’OQTF avec la même mauvaise foi que la Préfecture, faisant fi des 3 ans de prise en charge ASE, considérant que Steve ne prouve pas ne plus avoir de liens au pays, même s’ils reconnaissent qu’il n’a plus de liens avec sa mère et ses frères, estimant qu’il peut repartir puisqu’il n’a pas encore commencé sa vie professionnelle et même si un patron est prêt à l’embaucher…

 

De plus en plus de décisions préfectorales gâchent la vie de jeunes majeurs étrangers, au moment même où ils s'apprêtent à entrer dans le monde du travail. 

 

Madi Dembele, un jeune Malien,   vient lui aussi  de faire les frais d’une OQTF confirmée par le tribunal administratif alors qu’il préparait son CAP de pâtisserie et travaillait déjà chez un pâtissier qui attendait sa régularisation pour l’embaucher. Il était encore sous contrat jeune majeur de l’ASE, et du jour au lendemain tout s’effondre pour lui. Son contrat jeune majeur n’a pas été renouvelé. Il a dû quitter l’hôtel où il était hébergé, le CEPAJ où il était en formation, le pâtissier pour qui il avait travaillé très dur ces dernières années. 
 

N’acceptons pas pareil gâchis !

Droit au travail et aux papiers pour tous !

Ce n’est pas en refusant le droit au travail aux jeunes étrangers qu’on fera baisser le chômage !


 

                                     Michèle/ Collectif RESF Jeunes Majeurs 69

 

Modèle de lettre à adresser au préfet : Monsieur le prefetMonsieur le prefet