Communiqué - LDH 13 avril

La Ligue des droits de l’Homme rappelle que la protection de l’enfance est du ressort des communes, sur leur territoire,  qui ont l’obligation de prémunir la famille d’un danger ainsi que le prévoit l

Ldh section 13 avril 2016Ldh section 13 avril 2016

Le 8 avril 2016, au soir, le hangar situé dans le square de la France Libre, à Villeurbanne, derrière la MLIS, présentait un nouvel aspect : la barrière qui le fermait

était  maintenant surélevée grâce à un grillage de deux mètres de haut, muni lui-même de portes métalliques cadenassées.

    L’enclos semblait protéger des baluchons remplis d’objets hétéroclites, maigres biens, vestiges de l’occupation pendant plusieurs mois de plusieurs familles ayant trouvé là, un toit, sur leurs têtes, leur permettant de survivre à l’abri de la pluie.

     Pendant plusieurs mois, en ce lieu, jusqu’à 11 tentes, c’est-à-dire 11 familles donc  avec,  près de 10 enfants, d’âge scolaire, s’étaient installées là.

     Ces familles étaient les rescapées des expulsions survenues depuis le début de cette année 2016, dans les bidonvilles de l’agglomération lyonnaise : le 12 janvier à Vaulx en Velin, le 10 février de la rue Duvivier de Lyon 7ème ...  

      Ce lieu est propriété de la ville de Villeurbanne. 

      La Ligue des droits de l’Homme rappelle que la protection de l’enfance est du ressort des communes, sur leur territoire,  qui ont l’obligation de prémunir la famille d’un danger ainsi que le prévoit l’article L.222-1 du code de l’action sociale et des  familles.

      De plus, le Conseil d’Etat, dans son arrêté du 30 mars 2016, met en valeur le fait que : l’absence de mise en place par l’Etat de mesures d’hébergement…  ne placera pas de nouveau les enfants dans une situation susceptible de menacer leur santé, leur sécurité, leur entretien ou leur éducation.

      Il est clair que ce départ a placé les enfants résidant là,  dans une situation mettant en cause au moins leur entretien et leur scolarité !

      C’est pourquoi, la Ligue des droits de l’Homme proteste à Villeurbanne, une fois encore,  contre cette nième expulsion survenue depuis seulement 4 mois en 2016.

      La Ligue des droits de l’Homme souhaite ardemment que cet arrêté du Conseil d’Etat du 30 mars 2016 fasse jurisprudence et soit utilisé par toutes celles et ceux qui luttent contre les expulsions de lieux de vie effectuées sans relogement des humains concernés.

                                             

                                                                                                Villeurbanne 13 avril 2016