Préfecture du Rhône : mise en danger de la vie d’autrui - 15 décembre 2018

À : Monsieur le préfet du Rhône <pascal.mailhos@rhone.gouv.fr>
Cc : pref-dircab-pref69@rhone.gouv.fr <pref-dircab-pref69@rhone.gouv.fr>; Madame la Correspondante de la DIHAL <Christel.bonnet@rhone.gouv.fr>; Monsieur le Délégué Ministériel (DIHAL) <sylvain.mathieu@developpement-durable.gouv.fr>; DIHAL Pôle résorption des bidonvilles <sophie.jacquemont.-.pole-resorption-bidonville.dihal@developpement-durable.gouv.fr>; Monsieur le Défenseur des Droits <jacques.toubon@defenseurdesdroits.fr>; Monsieur Le Maire de Villeurbanne <secretariatdumaire@mairie-villeurbanne.fr>; Monsieur le Directeur de Cabinet de la mairie de Villeurbanne <jerome.safar@mairie-villeurbanne.fr>
Envoyé : samedi 15 décembre 2018 à 11:45:41 UTC+1
Objet : URGENCE : hébergement de familles mises à la rue
 

Monsieur le Préfet,

J'ai été scandalisé par les faits indiqués ci-dessous.

L'hébergement d'urgence est de votre compétence. Il y a urgence pour ces familles.

Avec ma respectueuse considération.

Henri Branciard
Citoyen indigné

 

Préfecture du Rhône : mise en danger de la vie d’autrui

Des familles survivaient dans un squat dans le quartier Bel Air – Les Brosses à Villeurbanne.

Ce 14 décembre 2018 en matinée, a priori sur ordre du Préfet(1), les forces de l’ordre ont expulsé ces familles pour les jeter à la rue avec leurs enfants dont certains scolarisés.

Je n’ai pu venir sur place qu’en fin d’après-midi et découvrir avec stupéfaction que plus de 30 personnes étaient à la rue, seules, sans aucune assistance de l’Etat. La météo annonce -2°C pour la nuit.

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Avec une collègue, nous avons tenté de joindre diverses instances en charge de la protection des personnes, en vain…

Après plus d’une heure d’attente au téléphone (115), N° d’hébergement d’urgence, une réponse intolérable : « pas de place pour mettre ces personnes à l’abri ». Le 115 nous dit ne pas avoir été informé de cette expulsion. A notre demande, le SAMU social devrait apporter des couvertures.

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Le cœur lourd devant un tel niveau d’inhumanité insupportable, nous avons dû laisser ces personnes à la rue autour de leur feu à 19h 30 :

 

21h : une solution aurait été proposée pour héberger des familles en hôtel pour ces deux ou trois prochaines nuits grâce à des parents d’élèves et à la mairie de Villeurbanne.

Villeurbanne, le 14 décembre 2018 

Henri Branciard

Citoyen indigné

Association C.L.A.S.S.E.S.

                                                                                                                                                               

(1) Article L. 153-2 et alinéa 1 de l’article R. 153-1 du CPCE, selon Jurislogement

 

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Date de dernière mise à jour : 18/12/2018