À Paris, les Roms veulent troquer leur bidonville contre des maisons mobiles - Le Figaro Immobilier 16/01/0216

Installés depuis plusieurs mois dans le nord de Paris, ils ont écrit à la mairie de Paris afin de lui proposer d’investir dans leur projet de logement, qui concernerait environ 250 personnes.

Les Roms installés depuis plusieurs mois sur un bidonvilleinsalubre dans le nord de Paris ont écrit à la Mairie de Paris pour lui soumettre un projet de relogement de 250 personnes, a-t-on appris mardi auprès de leurs représentants. «Nous proposons que la Mairie de Paris s’investisse dans un projet visant au relogement de 250 personnes», écrit l’association «les Bâtisseurs de cabanes», montée par des représentants des Roms installés sur une portion de la «Petite Ceinture», une ancienne ligne de chemin de fer faisant le tour de Paris.

Le projet soumis à la mairie consiste «en une soixantaine de logements familiaux», qui pourraient prendre la forme «de maisonnettes sur sol ou roues» ou «de bâtiments modulaires à un étage», dans tous les cas «démontables, transportables voire mobiles», écrit l’association qui a travaillé avec l’aide d’architectes et de spécialistes de l’insertion.

Un projet évalué entre deux et trois millions

Il s’agirait pour les concepteurs d’associer les Roms à laconstruction de ces logements, ce qui leur donnerait des compétences pouvant ensuite permettre une insertion par le travail, selon le projet évalué «entre deux et trois millions d’euros». Ce projet ne pourra toutefois se réaliser «que si la Mairie de Paris apporte son soutien, tant dans la recherche d’un terrain que par sa participation au financement complémentaire nécessaire et à la trésorerie», souligne la lettre.

A la Ville de Paris, on se félicite du désir d’insertion qui sous-tend ce projet tout en soulignant que la priorité est «de sortir les gens du campement plutôt que de le consolider». «Dans l’intervalle, nous organisons des maraudes pour identifier les personnes vulnérables et les faire sortir du campement», ajoute-t-on de même source, en rappelant que l’hébergement relève des compétences de l’Etat «même si la Ville a sa part à jouer sur le volet intégration». De ce point de vue, «des dispositifs-tests existent déjà avec simultanément un logement, des cours de français et la scolarisation des enfants», ajoute-t-on.

Quelque 400 personnes sont installées dans une centaine de cabanes sur cette section de voie ferrée, en contrebas de la rue, et bordée de hautes grilles. La justice a ordonné en septembre leur évacuation de ce terrain appartenant à SNCF Réseau.

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