Réenchanter la solidarité - Formation CERAS

Le pacte social s’était construit sur le fondement de la solidarité. Il se délite. La dureté de ce monde engendre indifférence et repli sur soi, et pourtant le nombre de personnes fragilisées ne cesse d’augmenter. L’esprit de compétition contamine tout, réservant le plein accès à la société à ceux qui se conforment aux standards de l'économique concurrentielle. L'État-Providence s'est peu à peu transformé : il conçoit l'accompagnement comme une normalisation axée sur l'économique, l'intégration comme un moyen d’augmenter la productivité. Et cela au détriment des parcours individuels.

Dans ce contexte, les associations "prestataires de services" se sentent de plus en plus encadrées; il est de plus en plus difficile, pour le mouvement associatif, d’avancer hors des sentiers balisés et de dégager des marges de manœuvre.  Il y a pourtant des lieux où l'on continue à chercher de nouveaux modes de solidarité, de lutte contre la pauvreté, l'exclusion, l'isolement, le rejet... Dans l'Église, "Diaconia 2013" a permis aux personnes fragilisées de faire entendre leur parole au cœur d'un rassemblement de plus de 12 000 personnes. Qu'en est-il un an après ? Cet événement a-t-il entraîné des changements dans les communautés chrétiennes ?

Nous entrons dans une société nouvelle, où les modèles de solidarité existants doivent être remis à plat au profit de véritables innovations culturelles, sociales, écologiques… qui respectent l'humain, qui permettent aux précaires et aux plus fragiles d'entre nous d'être non plus tenus à la marge mais porteurs d'initiatives avec tous. Des réponses politiques sont nécessaires, pour que des expériences positives au niveau local s’articulent avec l'échelon national et au-delà. L'État social n'est pas dépassé : comment le ré instituer ?

Facultés Jésuites - Paris Centre Sèvres Paris 75006